jeudi 25 février 2016

Gruissan Phoebus trail 50 kms

 En une semaine , j'ai pu réaliser deux épreuves sensiblement différentes : le Gruissan Phoebus Trail dans le sud et le duathlon cross de Jurbise en Belgique.
 7 jours d'écarts, 1100 kms plus loin , le grand écart est phénoménal !

Dimanche 14 février, jour de Saint Valentin. Je suis levé aux aurores et  ce n'est pas pour aller acheter des fleurs ni préparer un petit déjeuner romantique. Aujourd'hui, j'accroche le premier dossard de l'année.



Un pas dehors, le ciel est bleu et la température clémente. Seul le chant de la tramontane nous rappelle qu'ici, le vent est souvent roi.

Je connais les lieux comme ma poche , j'y ai vécu les 20 premières années de ma vie et j'y retourne à chaque vacances scolaires. Cela a parfois du bon d'être enseignant ...
Je pars serein. j'ai un temps de référence datant de 2010 et je pense qu'avec une meilleure gestion je dois pouvoir le battre. Seul hic, une petite blessure m'a empêché de courir et pédaler tout le mois de janvier ... Alors j'ai nagé, beaucoup : 50 bornes.
 Et 50 bornes, c'est la distance du jour à réaliser, agrémenter d'un petit 1500 m D+.



Au départ, tout le gratin du TTN est présent : Chartoire, Spelher, Gault .... De mon côté, je me place tranquillement en fond de peloton bien conscient qu'aujourd'hui côté performance, je n'ai rien à attendre de bien particulier.

Dans ma tête, j'anticipe les difficultés : d'abord du plat pour étirer le peloton puis la côte du château d'eau , première difficulté d'un parcours cassant marqué par l'aridité et la caillasse. Tout se réalise sur monotrace.

 

Doubler reste délicat et nous ne sommes pas à l'abri d'une pierre cachée ou d'une branche mal placée causant inévitablement une chute. Il faut donc rester attentif.

J'ai découvert des liaisons que je ne connaissais pas. J'ai redécouvert des coins qui ne m'enchantaient guère. Le tracé est somptueux, bien meilleur que celui de 2010 et bien plus difficile . Un vrai régal pour les yeux, moins pour les jambes qui souffrent de ce profil rarement plat fait de relances et de rampailloux typiques de la clape.



Après une première heure en dedans , j'accélère légèrement . Je profite de la magnifique ascension jusqu'à la vigie d'abord boisée puis "en balcon"  pour contempler une énième fois ce panorama qui ne me lassera jamais.

Une liaison jusqu'au domaine de Pech Redon plus tard, nous basculons, via la traversée du plateau , sur les sentiers du domaine de Moujan.

 

Moujan reste pour de nombreux coureurs Narbonnais, le lieu qui leur a fait découvrir le trail avant que ce mot là n'existe vraiment ...Mon père y court encore plusieurs fois par semaine et j'éprouve un grand plaisir à parcourir ces quelques kilomètres qui nous mèneront au pied de la couleuvre.

La couleuvre est aussi un "mythe" dans le coin. Une bonne grosse bosse bitumée qui permet un formidable travail de puissance et accessoirement de basculer sur les hauteurs de la clape. L'ascension passera par une sente bien raide et caillouteuse qui aboutira à l'antenne relais puis à la table d'orientation. Les difficultés s'enchaînent, la température augmente (19 C) et le vent baisse. Difficile de se croire au cœur de l’hiver !

 

Plus nous avançons , plus nous pénétrons profondément au royaume des pierres jusqu'à sa capitale "la goutine" lit rocailleux que nous remontons après être passé tout prêt de notre dame des Auzils. De grosses marches à escalader, des cailloux plus ou moins grands et fuyants et cette chaleur réverbérée par la roche qui commence à user l'organisme.

Le parcours sublime se dévoile sous nos foulées rasantes.La descente de la falaise et sa remontée via l'arche  nous en mettent plein la vue. Les jambes sont pourtant lourdes avant d'aborder le secteur des capoulades.
Mon mollet droit se contracte un peu trop et les derniers dix kms vont se faire en roue libre . Dommage car je ne pourrais conserver ma moyenne de 10 km/h ...

 

 Nous plongeons sur les berges de l'étang de Gruissan ou la tour Barberousse s'offre à notre regard. Une ultime ascension , dernier moyen de dépenser mes maigres réserves énergétiques et je rallie l'arrivée en 62 ème position en 5h07.

Côté organisation :
- Tant de changement de direction, de petits chemins et aucune erreur, aucune hésitation. Le balisage fut parfait, un des meilleurs auquel j'ai eu à faire.
- Le parcours fut extraordinaire, une réussite totale. Toutes les modifications apportées furent bénéfiques et ont apporté un supplément d'âme à l'épreuve. La clape, c'est la pierre et l'organisation a joué cette carte à fond en présentant un circuit racé et difficile.
- Deux ravitos (29ème et 40ème km) complets
- bénévoles supers nombreux (il me semble avoir entendu le nombre de 250 !) et efficaces.
- inscription abordable (25 euros) avec deux t shirts (pourquoi deux d'ailleurs ?) et une bouteille de vin.



Côté course :
Mon temps comme ma place ne me satisfont pas. J'étais conscient de mes limites du moment aussi je ne m'alarme pas plus que ça. Pourtant cela fait deux courses consécutives ou je passe au travers et je commence à me poser des questions sur mon entraînement.

Afin de repartir sur de bonnes bases, je vais changer mes objectifs à venir et repartir sur une préparation classique à base de fractionnés courts et longs , je vais reprendre de la vitesse afin de m'orienter vers les 10 kms de Louvroil  (13 mars) , le trail des remparts lillois (18 mars) et vers l'aquathlon de Lille (26 mars) .

Ma sortie longue sera maintenue et me servira à travailler mes vitesses de course pour les marathons (de la route du Louvre et du mont Saint Michel) et pour un 100 km (Steenwerck ?).

L'avenir me dira si j'ai eu raison ...

3 commentaires:

  1. Bravo et merci pour cette belle balade ensoleillée........
    Manu.

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    1. avec plaisir, j'offre du soleil à qui en veut

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  2. Bravo pour ton parcours. La Clape restera toujours rude !

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