dimanche 12 août 2012

La panoramique de Millas

Voilà près de 2 mois que je n'avais pas épinglé de dossard sur ma poitrine. Durant ce laps de temps, du repos : d'abord volontaire pour récupérer de la barjo puis forcé à cause d'une petite blessure musculaire.

Dès le 21 juillet, j'ai pu reprendre l'entraînement sans pousser , ordre du kiné. J'ai donc aligné des kms en montagne ou en plaine tranquillement pendant une dizaine de jours avant de pouvoir augmenter la cadence afin de laisser le temps à ma cuisse de cicatriser.
Début août , premières séances de fractionné de l'été et parce que rien ne vaut l'intensité d'une course je décide de m'inscrire sur une épreuve du coin . Dans ma tête, le problème est simple : je pars à 15 km/h et j’essaie de tenir le plus longtemps possible. Etant loin de mon état de forme , je ne me fixe aucun temps à atteindre, seulement de forcer pour progresser .



La course a lieu en semaine pour lancer la féria de Millas. La journée est très chaude et même si le départ est en soirée (19 heures) les organismes vont être mis à rude épreuve, il faut penser à boire et c'est dans cette optique que j'opte pour la poche à eau. Juste avant de prendre la voiture pour atteindre le lieu de départ je fais un petit tour sur internet pour prendre des infos sur l'épreuve et petite surprise … nous aurons droit à une sorte de course de côte dont le profil est simple : après 2 kms de plat, nous montons jusqu'au sommet du força réal (montagne du coin culminant à 520 m) et dès le dixième km nous amorçons la descente jusqu'à un léger replat dans les deux derniers kms de la course.. Bref, c'est mort pour les 4'00/km.


Arrivé sur place au milieu des tenues blanches agrémentées d'un bandana rouge, la bière coule déjà à flot. Visiblement, personne n'a attendu la fin de la panoramique pour commencer à picoler ! Après avoir retiré le dossard et les cadeaux d'inscription (bouteille de rosé, teeshirt coton blanc « l'independant » oui oui le fameux ... et un porte dossard élastique : pas mal pour 8 euros ) je pars m'échauffer une dizaine de minutes avant de me placer tout au fond du peloton.


 

Le départ est ensuite donné, le temps de m'extirper de la masse , je remonte du monde et stabilise ma foulée aux alentours de la 35 ème place  avec un passage aux 2 kms en 8'00. A partir de là, le chemin s'élève pour 7.5 kms d’ascension. Au début, nous longeons des vignes , des terrains arides et parcourons des chemins caillouteux aux pourcentages assez costauds mais qui permettent de courir sans interruption.


Heureusement , l'organisation bien rodée nous offre des ravitos frais chaque 2 kms que j'utilise pour mouiller ma casquette afin de contrer la chaleur toujours étouffante .Dans un premier temps, je me fais doubler deux fois et je tente de garder ces 2 coureurs à vue. Ainsi, je maintiens une allure intéressante qui me permet de doubler quelques compétiteurs partis trop vite.

La seconde partie de la côte se fait sur bitume et le pourcentage à tendance à diminuer un peu. Nous allons donc plus vite et pouvons apercevoir sur les lacets au dessus de nous les premiers coureurs en train de se tirer la bourre. Je me sens mieux dans cette partie, j'ai enfin trouver un rythme stable que je vais conserver dans la dernière partie toujours bitumée mais beaucoup plus raide de cette ascension du força réal. Je cours toujours et croise les favoris qui redescendent déjà. Ils possèdent près de 2 kms d'avance … J'atteins finalement l'antenne symbolisant la fin de la côte au bout de 48 minutes de course. Le plus dur est fait … place à la descente.



Celle ci démarre sur bitume avant de bifurquer sur un chemin caillouteux. J'ai toujours les 2 collègues qui m'ont doublé en ligne de mire et après un km de transition pour digérer la côte,  j'accélère progressivement mon allure tout en faisant attention à mes appuis pour éviter d'y laisser une cheville. Je double les deux compères , ignore tous les ravitos et grappille des places. Je me sens bien et je finis fort même si le retour sur plat en fin d'épreuve est difficile à cause des cuisses rendues dures par la descente.

 

Je double encore une paire de concurrents et retrouve Millas pour boucler ces 16.8 kms en 1H15min23s et une 14ème place (sur 310 coureurs) inespérée.



Côté forme, pas grand chose à dire, le profil du parcours ne permettant pas de tirer des conclusions. Pour cela il faudra attendre un vrai 10 kms plat.

Pour revenir à l'épreuve, même si elle ne fait pas partie du type de course ou je peux briller, elle s'avère tout de même très agréable et se rapproche toute proportion gardée de la course du Canigou.
D'accord, la distance est deux fois plus courtes et le dénivelé est bien inférieur mais lors de l’ascension du Canigou on marche beaucoup (moi en tout cas !) et je n'arrive pas à apprécier cela. Ici, le profil est le même : on monte puis on descend mais ... toujours en courant ! J'ai donc trouvé une course que j'aurai plaisir à refaire et que je conseille fortement. En plus , en période estivale, les maillots de club d'athlé présents au départ sont nombreux et viennent de tous les coins de France rendant l'ambiance bien sympa !
Petit clin d'oeil à un coureur du mont des cats qui , il me semble, organise eux aussi la panoramique mais dans le nord !

Prochaine épreuve : dimanche pour les foulées laurentines (10 kms)
voilà le classement ! (14ème ...)




et merci aux photographes de running66

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